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Le Green IT aussi appelé en français, l’informatique durable, regroupe l’ensemble des méthodes et des technologies mises en place par une entreprise dans le but de diminuer son empreinte carbone.

Dans cet article nous allons vous expliquer les causes de la pollution numérique puis nous vous démontrerons qu’avec quelques conseils et astuces assez simples il est possible de diminuer notre empreinte du numérique sur l’environnement.

État des lieux

Quelle est la pollution engendrée par le numérique ?

Nous utilisons tous le numérique, que ce soit dans notre vie professionnelle ou dans notre vie personnelle mais, nous n’avons pas forcément conscience de l’empreinte écologique que nous laissons. Chaque année, le numérique émet 4% des émissions de gaz à effet de serre mondiale.
Une requête sur un moteur de recherche émet environ entre 0,2g et 6,56g de CO2 (cela varie en fonction du moteur de recherche utilisé et du type de requête réalisée). Si cela vous semble peu, il faut garder en tête qu’il y a 6,9 milliards de requêtes réalisées chaque jour dans le monde.

Les propos de cet article sont à nuancer car, tout n’est pas que noir ou blanc. Le numérique pollue mais il permet aussi de réduire un certain type de pollution grâce à une consommation différente.
Par exemple, la dématérialisation des documents a permis de réduire la pollution liée au papier et le télétravail a permis de réduire la pollution engendrée par les transports.

Cependant, vous allez voir qu’il n’y a pas que notre façon de consommer qui pollue, il y a aussi d’autres paramètres à prendre en compte.

Qu’est-ce qui pollue ?

Quand on parle de pollution numérique, il y a bien sûr la pollution engendrée par le stockage des données, par le transfert des données, … Mais, on oublie souvent la pollution engendrée par la fabrication et la destruction des appareils numériques.
Pour exemple : de l’extraction des matières premières à la distribution finale d’un téléphone portable, on estime que celui-ci aura parcouru la distance équivalente à 4 fois le tour de la Terre.

Le fonctionnement d’Internet en lui-même pollue car il faut entretenir les antennes, prévoir de nouveaux équipements, construire des infrastructures, …

Puis, il y a la fin de vie des appareils numériques et leur recyclage : la France génère 173 000 tonnes de déchets électroniques par an.

Maintenant que nous avons fait un rapide tour sur la pollution engendrée par le numérique, on peut se poser la question suivante : comment faire pour la diminuer ? Et bien, c’est assez simple finalement mais surtout, c’est à la portée de tous et c’est là qu’intervient le Green IT.

Les solutions possibles

Au niveau des entreprises

Pour mettre en place une démarche Green IT dans une entreprise, plusieurs points à travailler sont possibles.

Tout d’abord concernant le stockage des données, il est possible d’utiliser ce que l’on appelle un « Green Data Center » c’est-à-dire un data center plus écologique. En effet, ses bâtiments sont refroidis grâce à un processus basé sur l’évaporation de l’eau. Cela permet d’éliminer les gros blocs de climatisation nécessaires au refroidissement qui consomment énormément d’électricité.

Pour réduire les émissions de CO2 du côté serveur, les entreprises peuvent aussi privilégier des services à la demande afin de n’utiliser que ce dont ils ont besoin.

Bien qu’on dise qu’elle vaille de l’or, la data est souvent conservée en trop grande quantité, ce qui peut avoir un impact négatif. Il est conseillé aux entreprises de faire du tri et de supprimer les données qui sont obsolètes ou inutiles. D’une part, cela permet d’y voir plus clair et de pouvoir mieux analyser les données. D’après les statistiques, moins de 25% de la data est réellement exploitée dans une entreprise. D’autre part, cela permet de diminuer le stockage de données inutiles.

Enfin concernant les sites web, on parle aujourd’hui d’éco-conception web. C’est-à-dire, créer des sites web plus vert en choisissant un hébergeur vert comme nous l’avons expliqué ci-dessus.
Mais aussi en essayant d’écrire un code moins lourd à charger, en éliminant les animations qui n’ont pas grand intérêt ou encore en créant un site plus sobre. Ne pas oublier d’optimiser les images ou encore d’éviter de mettre des vidéos.

Lorsque vous travaillez, vous pouvez aussi mettre en place des gestes simples qui permettront de réduire votre empreinte carbone.
Par exemple, surveillez votre boîte mail. En effet, vous gardez certainement un grand nombre d’e-mails qui ne vous servent plus à rien. Or, ceux-ci doivent être stockés dans des data centers qui consomment énormément d’électricité.
Les gestes à adopter sont de nettoyer régulièrement votre boîte mail, faire attention de ne pas mettre trop de personnes en copie, privilégier le partage de documents via un drive plutôt que par pièce jointe dans un e-mail ou encore, de vous désabonner des newsletters que vous ne lisez plus. Enfin, n’oubliez pas de supprimer les mails qui sont dans votre corbeille.

 

Au niveau individuel

Au niveau des utilisateurs, quelques gestes peuvent aussi être appliqués. Il existe des moteurs de recherche éco-responsables tels que : Ecosia (moteur de recherche qui plante des arbres), ou encore Lilo (moteur de recherche qui soutient des projets sociaux et environnementaux).

Faire des requêtes simples, mettre en favoris les sites utilisés régulièrement, … permet aussi de diminuer les émissions de CO2 lors des requêtes envoyées aux serveurs.

Pour finir, il faut essayer de rallonger au maximum la durée de vie des appareils numériques. Ne pas les changer trop souvent, faire réparer ceux qui sont en panne lorsque c’est possible ou encore acheter de seconde main.

Le numérique émet une pollution invisible pour ses utilisateurs. Aujourd’hui, nous le savons et nous pouvons utiliser à meilleur escient tous les outils dont nous disposons. Adopter certains gestes simples peut déjà contribuer à réduire l’impact environnemental. Vous savez maintenant tout, à vous d’appliquer les bons gestes !

 

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